Mobilisation lycéenne : les annonces du gouvernement sont-elles suffisantes pour les syndicats ?

Parcoursup abrogé, places en plus à l'université, plafonnement des effectifs en classe de seconde , suffisant ? 

Après plusieurs semaines de mobilisation lycéenne, le gouvernement a décidé de donner des réponses. Les ministres Edouard Geffray et Philippe Baptiste ont pris la parole lundi 26 octobre. Une réforme de Parcoursup dès l’an prochain avant un remplacement en 2028 font partie des principales annonces de l'exécutif. Par ailleurs, 15 000 places d’université vont être créées. Un plafonnement à 28 du nombre d'élèves par classe en seconde générale et technologique est également prévue. Quelques mesures qui sont des améliorations mais qui restent des promesses lointaines pour le SNALC, syndicat national des écoles, collèges, lycées et du supérieur. Kevin Fay responsable départemental du SNALC en Isère.

Le ministre de l’Éducation Nationale, Edouard Geffray a pris la parole ce mardi 27 octobre Concernant la mobilisation : « L'intérêt général aujourd'hui, c'est que les élèves aillent en cours » alors qu’ils doivent reprendre le chemin des lycées lundi 2 novembre. En parallèle, les mesures annoncées doivent être débattues avec les députés à l'Assemblée nationale ce mercredi 28 octobre. 

Et maintenant ? 

L'intersyndicale, malgré les annonces gouvernementales n'entend pas ralentir le mouvement. Plusieurs syndicats, notamment d'enseignants, estiment que le compte n'y est pas. L'appel à la mobilisation du samedi 31 octobre est maintenu. Un acte III en compagnie entre autres, des Gilets Jaunes. Un appel massif à la grève a également été lancé pour le jeudi 5 novembre prochain. La CFDT, la CGT, l'UNSA, FO ou encore la FSU ont accordé leurs violons et veulent manifester pour les salaires, l'emploi ou encore les services publics. 

Par Axel Gambaracci