La police judiciaire en Isère, comme à l’échelle nationale, traverse une crise de vocations, avec des centaines de postes d’enquêteurs vacants dans l’Hexagone. Un phénomène qui impacte directement le traitement des affaires criminelles.
La police judiciaire en Isère est en crise : 30 à 35 postes d’enquêteurs manquent dans le département, un problème qui s’étend au niveau national. Cette pénurie de personnel a des répercussions graves sur le traitement des affaires criminelles. Selon Myriam Munoz, déléguée du syndicat Alliance Police Nationale, ce manque est bien plus qu’une simple question d’effectifs.
La crise des vocations touche particulièrement la filière judiciaire, de moins en moins attractive. En cause, un rythme de travail intense, des conditions difficiles, et un manque de reconnaissance. Myriam Munoz précise : "Les causes de pourquoi ce métier attire moins" sont multiples, de la surcharge de travail aux évolutions de carrière incertaines.
En conséquence, de nombreux commissariats voient des dossiers s’accumuler. Les enquêteurs en place, déjà sous pression, peinent à répondre à la demande croissante. La situation engendre des retards dans les enquêtes et un sentiment général de désorganisation.
Mais malgré ces difficultés, les enquêteurs, avec l’appui du syndicat Alliance, continuent de faire leur travail avec professionnalisme. Leur objectif reste de traiter chaque dossier, même dans un contexte de sous-effectifs. La situation est complexe, mais l’engagement des policiers reste indéfectible.
Par Hugo Souplet