Grenoble : à la mairie, il est maintenant possible de venir travailler avec son chien


14 octobre 2021

C’est une expérimentation, pour le moins originale, qui a été lancée au début de l’été à la mairie de Grenoble.

Ce n’est pas tous les jours que l’on a la possibilité d’entrer dans le bureau d’un élu, encore moins dans celui d’un élu accompagné de son chien. Quelques jours par semaine, Maxence Alloto, adjoint au maire de Grenoble en charge de l’économie locale, du commerce, de l’artisanat et de la vitalité de proximité, vient en mairie accompagné de Pixel, un beau labrador de deux ans et demi.

Au mois de juin dernier, une expérimentation a été lancée, pour que ceux qui le souhaitent, puissent venir travailler avec leur chien. Ils sont cinq au total à emmener leur animal de compagnie en mairie. Quelque chose qui existe déjà, notamment dans le privé, mais qui est très rare dans les collectivités.

Bien évidemment, certaines règles sont à respecter : « Un parcours a été mis en place, avec un fléchage. Seulement le premier étage est concerné, pour l’instant », explique l’élu.

C’est Sandra Krief, conseillère municipale déléguée à la condition animale, qui est à l’initiative de ce projet. « Ça existe depuis des années. Mais ici, en discutant avec des élus et des fonctionnaires, j’ai vu qu’il y avait une vraie envie. J’ai étudié ça pendant presque 10 mois. Ensuite, un règlement intérieur a été rédigé. C’est très encadré, la personne s’engage par la signature d’un contrat. Il y a eu un vrai travail, notamment avec la comportementaliste canine et féline de la Ville de Grenoble », explique-t-elle.

« Je n’imaginais pas l’ampleur que cela allait prendre »

Malgré son emploi du temps très chargé, Maxence Alloto ne cache pas sa joie d’avoir Pixel, de temps en temps, auprès de lui au bureau :

Dans une période encore très perturbée par la crise sanitaire, pendant laquelle le télétravail est encore « à la mode », la présence du chien permet à l’élu grenoblois de « télétravailler, mais de la mairie » :

Quelques mois après le début de cette expérimentation, l’heure est au premier bilan. Un point d’étape est d’ailleurs prévu pendant le mois d’octobre. Mais du côté de la mairie de Grenoble, les premiers retours sont déjà très positifs : « Cela va au-delà des mes espérances. Je n’imaginais pas l’ampleur que ça allait prendre. Les gens sont très heureux, déstressés, ont le sourire. Cela permet de créer du lien, du contact. Il n’y a pas de problème de bruit, de saleté, d’allergie. Le sujet suscite beaucoup d’émotion, d’envies. Cela va ouvrir des portes », espère Sandra Krief, qui confie que d’autres mairies ont fait part de leur intérêt sur cette expérimentation.

Par Baptiste Berthelin