Ouverture à Chambéry du procès de Nordahl Lelandais dans l’affaire Arthur Noyer


03 mai 2021

Quatre ans après les faits.

Nordahl Lelandais enfin devant la justice. L’ex-maître chien de Domessin doit comparaitre à partir de ce lundi 3 mai et jusqu’au 12 mai devant les Assises de Savoie dans l’affaire de la mort du caporal Arthur Noyer. Il est accusé d’avoir tué le jeune chasseur alpin de 23 ans dans la nuit du 11 au 12 avril 2017 aux abords d’une discothèque de Chambéry.

Le jury devra notamment déterminer la qualification pénale des circonstances de la mort d’Arthur Noyer. Les juges d’instruction de Chambéry ont renvoyé Lelandais devant les assises de la Savoie pour « meurtre » et non pour « assassinat », considérant que le geste n’avait pas été prémédité.

Après avoir un temps nié les faits, Nordahl Lelandais a reconnu en mars 2018 face aux enquêteurs et leurs preuves accablantes avoir tué le Caporal, mais parle seulement d’une chute mortelle d’Arthur Noyer après une bagarre… une version similaire à une autre affaire dans laquelle Nordahl Lelandais est impliqué.

L’ombre de Maëlys plane sur ce procès

Car c’est bien grâce à l’enquête sur la mort de la petite Maëlys en août 2017 à Pont-de-Beauvoisin que les recherches du corps d’Arthur Noyer se sont débloquées. Lors des investigations, les enquêteurs avaient découvert que le téléphone de Lelandais avait borné sur les lieux du crime. Des images de vidéosurveillance avaient également permis d’identifier son véhicule non loin le soir du drame.

D’autres procès à venir

Il faudra très certainement attendre 2022 pour voir le procès de Lelandais dans l’affaire Maëlys. Le mois dernier, l’avocat de l’ex-militaire de 38 ans a formé un pourvoi en cassation après le rejet de sa requête en nullité d’une expertise psychiatrique de son client le décrivant comme pédophile.

Toujours instruit par le parquet de Grenoble, il est également accusé dans trois affaires d’agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans. Des faits qu’il auraient fait subir à deux de ses cousines, âgées à ce moment-là de 6 et 14 ans, et sur la petite fille de 4 ans de sa filleule.

Par ailleurs, on sait également que la cellule « Ariane », enquête sur l’implication potentielle de Lelandais dans plusieurs affaires de disparitions non-résolues. Un peu plus d’une vingtaine de cas ont retenu l’attention des enquêteurs, majoritairement des disparitions non-élucidées en Auvergne-Rhône-Alpes. A cellule « Ariane » ne communique plus depuis plusieurs mois sur l’avancée de ces enquêtes.

Par Thomas Bantchik